Tatouage, la peau érotisée ?

Le tatouage témoigne d’une volonté d’incarner la beauté, de mettre de l’art en soi, matérialisé sur le long terme par le support de la peau.

Masochisme ? le tatouage semble être important de part l’étape de souffrance, la douleur qu’elle impose pour passer au delà. Faire un deuil d’une étape ou encore à l’inverse s’accepter, prendre part de son propre corps, se l’approprier, s’identifier. Le souvenir de l’aiguille, reste encré évidement, mais il y a deux souvenirs qui restent, le premier visible aux yeux de tous, comme relié a la société avec cette appartenance. Le second est psychique, le corps et le mental se souvient de cette instant de douleur, d’euphorie, d’excitation.

 

 

La peau est alors érotisée, la peau est sensible, excitée par l’aiguille. La symbolique est trés chargée, durant l’instant, l’action du tatouage. Puis dans un second temps encore, puisque la peau est érotisée de par l’attrait de l’oeil, la zone tatouée est alors observée, mise en valeur, en tout cas visible. Comme une curiosité.

La peau n’est plus nue, elle est habillée d’encre et pour autant elle semble devenir plus érotique. La peau est à la fois voilé et dévoilé. La zone devient alors objet de désir, elle intrigue. Le tatouage a alors une fonction érotique évidente. Il se donne à voir, il s’expose au regard. En se détachant comme figure sur la surface du corps, il met en évidence son dévoilement, sa nudité tout en la masquant. En s’inscrivant a la surface du corps, il comble sa parure.